Une soirée mutli-couples, à laquelle participent quelques hommes, a dépassé l’étape du buffet pour passer aux choses sérieuses dans les coins câlins. Un homme, pantalon baissé sur les chevilles, est pris en bouche par une femme approchant la cinquante, blonde décolorée vêtue de dessous chics en dentelle et assise sur ses talons hauts. Elle s’affaire sur le sexe qui semble rester mou. Une autre femme s’approche pour lui venir en aide mais la fellatrice la repousse. Un regard mécontent lui dit « C’est bon, je vais arriver à le faire bander ». L’homme enlève totalement ses vêtements, laissant ses chaussettes blanches, peut-être pour montrer qu’il a été sportif un jour et que son sang ne va pas tarder à faire un tour du côté de son membre. Dix minutes d’efforts acharnés n’y feront rien, excepté le fait d’avoir ankylosé une bouche qui restera béa.

Les voyeurs s’éparpillent, le perdant se rhabille, la femme se maquille.

Plus tard, le chemin du guerrier recroise la femme qui voulait contribuer à la turgescence de son membre peu vaillant. Plus jeune d’une dizaine d’années, munie d’une paire de seins magnifiques, la femme se frotte à l’homme. Elle est un peu surprise par l’odeur de cendrier qui s’échappe de sa bouche et tend à aller directement à ce qu’elle a décidé de faire éjaculer. La mollesse sera de mise, même après que l’homme se soit retrouvé une nouvelle fois en chaussettes blanches.

Le glaive ne se tendra jamais et le prince plus vraiment charmant se rhabille et sort pour fumer une cigarette après avoir avaler une rasade de whisky. Il revient vers la libertine et tient à s’excuser pour sa médiocre voire inexistante performance :

  • Je tiens à m’excuser… Je ne sais pas ce qui m’arrive.
  • Peut-être trop d’alcool et de cigarettes? rétorque la femme sèchement.
  • Oui, tu as raison, c’est vrai que depuis mon divorce, je fume beaucoup plus qu’avant et j’ai des problèmes de zizi.

La déesse se lève et laisse derrière elle une répartie qu’elle n’attendait pas aussi ridicule et pathétique.

Conclusion de cette petite fable (réelle et vécue par une complice pour ceux qui en douterait), par respect pour ces dames :

RETIREZ VOS CHAUSSETTES QUAND VOUS FAITES L’AMOUR!