L’homme en tenue immaculée tend la main à son assistante et lui demande :

  • Veuillez me passer le scalpel afin de procéder à l’orchidectomie.
  • Bien Monsieur!
  • Nous allons libérer les amourettes.
  • Monsieur est un poëte.

Désolé de vous décevoir, mais nous ne sommes pas dans un laboratoire d’expérimentation florale mais dans un bloc opératoire. L’orchidectomie n’a rien à voir avec la pollinisation des orchidées mais c’est l’amputation d’un ou des deux testicules, voire des trois si la nature s’est trompée et les amourettes sont des couilles de taureau. Certes, terme non humain mais plus sympa pour introduire mon article à défaut de :

  • Ma p’tite Janine, Francis, ce pervers a fait des bêtises. On va lui couper les couilles!

Cependant, vous ne pourrez entendre ce genre de dialogues que chez un vétérinaire qui pratique une intervention sur Francis, le Pitbull de Kevin.

Castration physique

Sur l’humain, elle est pratiquée en République tchèque et au Canada à la demande de l’intéressé. En février dernier, le conseil de l’Europe a rappelé La République tchèque à l’ordre en les appelant à mettre un terme à cette pratique, contraire à l’ article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, interdisant la torture et les traitements inhumains ou dégradants. En Suisse, un homme de 63 ans ayant peur de ses pulsions a demandé à être castré physiquement. Une hérésie car s’il fait la demande, c’est que le problème ne vient pas de son pénis mais de son cerveau.

Castration chimique

Les patients subissent une injection trimestrielle « immédiatement efficace » ou doivent ingérer des comprimés. Le médicament avalé ou injecté est une molécule qui, en fonction des doses, réduit ou bloque la production de testostérone. Selon les partisans de la loi, il devrait donc couper court aux pulsions sexuelles des délinquants. Le problème est qu’il peut provoquer des effets secondaires dont des troubles du caractère. De surcroît, ce type de traitement est prévu que si le détenu est d’accord et dans le cadre d’un suivi psycho-judiciaire.

Bien que la communauté scientifique soit partagée sur les effets d’une castration chimique, elle est appliquée dans plusieurs Etats américains – en Floride, Géorgie, Iowa, Louisiane – depuis que la Californie a initié le mouvement en 1996.

Conclusion

En juin 2019, la gouverneure d’Alabama a signé une loi imposant la castration chimique aux détenus ayant abusé de mineurs et souhaitant bénéficier d’une libération conditionnelle. Les opposants à cette cure dénoncent une méthode anticonstitutionnelle, cruelle et dégradante. Cruelle et dégradante? Mais s’attaquer à des filles, des femmes et des hommes sans défense n’est-il pas cruel et dégradant pour la victime? Comme la plupart des gens qui vont lire cet article, je suis pour cette loi du talion. Les organisations des droits de l’homme se doivent de venir en aide aux personnes meurtries par des crimes injustes avant de victimiser les violeurs, pédophiles et autres monstruosités.

Ces organisations de défense des droits de l’homme attisent la haine et l’incompréhension des victimes. Ils devraient rayer leur justification et la remplacer par le fait que malheureusement, la castration ne fonctionne pas dans tous les cas. La preuve en est avec F.E. (Arrêtons de citer les noms des criminels, cela ne peut que leur donner de l’intérêt et les populariser) qui a violé le petit Enis alors qu’il était impuissant.

Enfin, je les invite aussi à aller voir du côté de certains pays dans lesquels on pratique encore l’ablation du clitoris alors que, sans pour autant être un scientifique, je suis sûr que ce petit organe n’a jamais fait de mal à qui que ce soit.

J’ai écrit cet article suite à la lecture d’un autre sur le site « Révolution féministe » qui, je l’avoue, m’a un peu bousculé en tant qu’homme. La chroniqueuse Francine Sporenda dénonce le mythe de la pulsion masculine incontrôlable. Elle donne quelques pistes politiques pour que les mentalités changent et que l’on arrête de victimiser le mâle avec ses pulsions qu’il ne sait pas contenir alors que la femme détient les clefs pour faire bonne usage des siennes. Car oui, il semblerait que les sexes soient égaux en matière de pulsions sexuelles. Manifestement, il y a un des deux qui ne sait pas se tenir. Donc, il faudrait que les politiques interdisent les films pornograhiques trash où la mise en scène du viol est devenu récurent (AH! Merci Marc Dorcel pour vos vidéos bien franchouillardes mais réalistes et sans violence). Je ne parle pas d’interdiction totale du X. Etant adolescent, je regardais des VHS de films porno, piquées au père de mon voisin et ce n’est pas autant que je suis devenu un délinquant sexuel. Au moment ou j’écris ces mots, j’allais dire malade au lieu de délinquant. Et c’est bien cela que dénonce Francine Sporenda. On nous fait croire que le violeur est un malade alors que c’est tout simplement un délinquant. Elle parle aussi de pouvoir patriarcal, de prostitution, etc… Je n’ai pas la prétention d’avoir toutes les réponses aux problèmes donc, je vous laisse juger en lisant son article.

La solution serait aussi d’en parler dès le plus jeune âge à l’école. Bien entendu, on ne va pas parler de viol mais on peut certainement inculquer les bases du respect d’autrui et par conséquent de la gente féminine. Chose qui paraît évidente mais si ces codes élémentaires étaient respectés, nous ne serions pas obligés de se poser la question de la répression.

Ainsi, en tant que bourrin de mâle, j’ai pensé dans un premier temps à la castration. A y regarder de plus près, je ne suis plus sûr maintenant que cela soit « la » solution au problème.

Conseil : En savoir plus : La peine de mort hormonale!