L’homme, quadra, militaire, sportif, marié et un enfant tatoué sur le bras se présente chez le couple pour un passage du virtuel au réel. Les mains vides de toutes denrées liquides ou solides, les pieds dénués de chaussures de standing.

Heureusement, le couple relativise et met quand même à l’aise l’homme qui se croit libertin mais qui ne se comporte pas en tant que tel. Les bulles fraîches volcanisent dans les flûtes posées sur la table basse. Les deux amants de la soirée se font face, assis sur deux fauteuils de velours alors que l’homme de la maison gère la musique en vinyles d’Isaac Hayes, Al Jarreau, Earth wind and fire et consorts. L’âme prend le train, la soul train dans le texte et la tête. Après deux flûtes enchantées, la femme se rapproche et pose la main sur la cuisse du parachutiste. Elle l’embrasse avec force, un bouche à bouche qui fait gonfler sa poitrine de désir. Elle déboutonne le jean pour laisser sortir le membre compressé sous l’effet de la caresse. La prise en bouche est rapide, la croupe tendue pour que l’homme y glisse sa main et fourre ses doigts dans le sexe humide. La bourgeoise exécute son rôle à la perfection devant le mari observateur. Il n’est pas vraiment candauliste. Il aime voir sa femme prendre du plaisir, croiser son regard quand ses lèvres sont posées sur le gland d’un inconnu. Il immortalise le moment avec son appareil, reflex de voyeur. Il ne faut que quelques secondes pour que les deux hommes se retrouvent nus, côte à côte devant la maîtresse des lieux, agenouillée, la bouche ouverte et la langue tendue comme une supplication… Elle ne peut s’empêcher de rire.

  • Que se passe t’il? lance le mari.
  • Vous êtes tous les deux des petits coquins de voyeurs. Cela vous excite…

Les hommes se regardent sans trop comprendre. La fellatrice travaillant en alternance reprend :

  • Quand je suce une bite, celle que je branle bande encore plus fort.

Les mots électrisent l’atmosphère.

  • Baise ma femme!
  • Vous avez des préservatifs? Parce que je n’ai…
  • C’est bon, j’ai compris.

Pas de bouteille de champagne, pas de souliers vernis et pas de latex. Le mari va en chercher un et le présente, ouvert afin que l’homme ne le perfore à coup de dents. Il s’allonge sur le sofa et pose la capote sur le gland qui a du mal à prendre sa place. Il comprend qu’il l’a positionné à l’envers donc il le retourne et le fait coulisser.

  • Qu’est-ce que tu fais?
  • Bah, je mets la capote.
  • Je suis désolé, mais j’aimerai que tu la changes. Tu l’as retournée et tu as déposé des fluides dessus. En une seconde, le latex est empli d’un membre devenu mou.

Un branlage énergique n’y fera rien et le parachutiste ne reprendra pas l’appareil pour un second essai.

  • C’est de ta faute. Tu m’as déconcentré, lance t’il au mari.

Ce dernier n’objectera pas afin de couper court au trio et ainsi satisfaire sa belle tout seul comme il se doit. Ce dont il est sûr, c’est qu’il a pris soin de sa femme en ne laissant pas un homme diffuser sa poisse au fond de son vagin. Alors, Mesdemoiselles, Mesdames, ayez toujours un oeil sur les manipulations de vos partenaires. Le mâle blessé dans son égo peut vous rétorquer :

  • Mais, je ne comprends pas, tu m’as sucé sans capote.
  • OK, il y a aussi des risques de contamination buccale, je prends mes responsabilités et c’est moi qui décide.

En effet, c’est vous qui décidez de vous préserver. Et si à contrario, vous avez envie de sucer du latex, c’est votre choix et il faut que l’homme l’accepte. Si celui-ci vous donne comme prétexte qu’il a du mal à bander quand il porte un préservatif, ce n’est pas votre problème. Il peut rentrer à la maison rejoindre môman!

Conseils : 1- Ne jamais tourner le dos à un homme qui met un préservatif. 2- Profitez-en pour l’aider. 3- Suivez les conseils du roi de la capote.