Ils entrent dans la ville chic de la banlieue ouest. Le GPS indique le coin d’une rue où se sont agglutinées une quinzaine de voitures. Ils sont reçus sur le perron de la maison par un travesti et un homme d’une cinquantaine d’années, cheveux et bacchantes grises, tout droit sorti des Fjords. Ils les accueillent chaleureusement et l’idée de serrer la main à cette grande brune, gainée d’une robe noire, est ridicule. La bise la mettra en confiance pour une mise en bouche ultérieure. Ils passent par la cuisine de la maison bourgeoise où ils posent bouteille de champagne et gâteau au milieu d’une table déjà bien garnie par les convives. Certains diront que d’apporter alcool et victuailles fait partie des us et coutumes du libertinage, d’autres diront que c’est ringard ce buffet campagnard. Léon n’est pas venu les mains vides et il considère cela comme du savoir-vivre, chez les horizontaux comme chez les verticaux.

La grande robe noire leur fait la visite des lieux. Elle les emmène au sous-sol où ils déposent leurs manteaux et sac à main de Madame. Au même moment, un quinquagénaire aux deux queues de cheval, l’une dressée et l’autre tressée, se précipite pour se changer. Un signe de courtoisie… Il  les capte à peine… trop pressé de rejoindre la fête qui peut décoller à tout moment. Il revêt un slip paillette et une veste queue de pie au style Louis XIV de couleur bordeaux et dorée. Sa femme, sa cadette de 20 ans, le suit sans broncher. Ils leur emboîtent le pas afin de ne pas perdre non plus une miette de ce buffet libertin piquant. Toutes les pièces de la demeure ont été vidées d’objets pouvant être encombrants. Elles sont vastes et parsemées d’épicuriens, habillés de noir pour l’occasion. Au milieu, les organisateurs de la soirée brillent de par leur charisme. L’homme, de taille moyenne aux cheveux bruns, pantalon noir et chemise blanche ouverte, enserre le cou de sa belle soumise brune, menue et vêtue simplement d’un string de couleur rouge et d’un piercing à chaque sein.

Géraldine sera la seule de la soirée à avoir osé la touche de couleur rouge sur son corset de dentelle noire. Ils se font  la même remarque : Ils sont dans un film dans lequel les protagonistes ne manquent pas d’aura, de classe. Le scénario semble au premier abord érotique mais ils savent que d’une minute à l’autre le régisseur aura changé d’avis pour un film pornographique. Léon présente sa belle et remercient les hôtes pour leur invitation. Quelques banalités plus tard, Géraldine est attirée par des bruits de fouets provenant de la pièce d’à côté. Léon la suit et ils se fraient un passage au milieu des voyeurs. Ils assistent à une première scène sadomasochiste. Une femme pulpeuse, cheveux longs bruns tombant le long d’une robe fuseau noire, manie avec dextérité deux fouets sur les fesses d’un jeune homme à genoux sur un canapé, pantalon baissé. Léon pousse légèrement le bas du dos de Géraldine pour qu’elle s’approche de la dominatrice. Les lanières de cuir forment de grands cercles.

  • Tu veux essayer ? Demande la fouetteuse à Géraldine.

Géraldine ne sait quoi répondre, elle qui n’a jamais fessé ses propres enfants. La Maîtresse lui tend un fouet qu’elle prend machinalement.

  • Ce n’est pas compliqué, explique la professeure, d’un ton professionnel. C’est essentiellement ton poignée et ton avant-bras qui doivent travailler. Je te montre.

Géraldine observe. Le matériel de sadique fait environ un mètre de long et après un essai peu concluant, elle comprend que cela demande de la dextérité pour ne pas perdre un œil, être l’arroseur arrosé.

A l’unisson, elles firent tournoyer leur fouet pour le plus grand plaisir du soumis et de l’assistance. Satisfaite de cette première intervention, les amants continuent leur tour du propriétaire à l’ouïe. Ils sont attirés par un autre son qui claque. Ils entrent dans une pièce où plusieurs matelas ont été parsemés. Au fond, sur l’un d’eux, une jolie blonde se fait fesser vigoureusement par un homme. Léon s’approche et demande s’il peut l’aider dans sa tâche. Le Maître acquiesce. Il commence par pétrir les fesses puis à claquer doucement cet arrière train légèrement rouge. Chacun d’une main, ils s’entraînent mutuellement dans ce jeu. Les coups sont de plus en plus forts et de plus en plus rapprochés. Le rouge devint vif. La propriétaire de ces fesses, à l’origine blanches, commence à vaciller. Elle ne veut pas abandonner, jusqu’à ce que son ventre se couche. Son maître s’approche de son oreille :

– Tu veux arrêter ?

–  Non, répond-elle.

Elle remonte sa croupe pour une seconde chauffe. Léon constate que le jeu a atteint les limites qui ne sont pas les siennes.

De retour dans la pièce principale, une jeune femme brune, coupe au carré, en tailleur noir, chemisier blanc et talons hauts est seule. Ses lunettes mettent la touche finale à une tenue et un comportement d’une secrétaire fraîchement sortie ou prête à entrer dans un fantasme que les hommes affectionnent particulièrement. Léon n’a aucun mal à la convaincre  de l’accompagner dans la pièce matelassée. Ils croisent le jeune soumis qu’ils entraînent au passage. Les corps s’emmêlent. Géraldine prend en main la queue du jeune homme. Elle le branle en fixant Léon, attendant un regard approbateur pour une mise en bouche. Il fait un léger signe de la tête et elle gobe l’objet du délit. La secrétaire se laisse peloter, baiser par le missionnaire… sans un mot. Seule la jupe de l’uniforme a bougée pour prendre place autour de la dentelle du porte-jarretelles. Elle laisse apparaître un joli triangle, pointé en direction de la fente, comme une indication routière. Excité et agacé par cette passivité, Léon la retourne et la chevauche à grands coups de buttoirs. Elle commence à gémir.

  • Ah, J’ai eu peur. Tu n’es pas une frigide. Tu avais besoin d’un gros ramonage, espèce de salope.

Les mots ajoutés à l’action endiablée font crier crescendo la secrétaire. Léon jette tout son corps dans un dernier rodéo avant de se vider les couilles dans le préservatif.

Quelques secondes de récupération, une vérification rapide de la tenue et la secrétaire reprend sa place dans le salon. Il ne suffit que de quelques secondes pour qu’un étalon la déloge. Pendant ce temps, Géraldine s’appliquait à une fellation sur un bel homme d’une quarantaine d’année, les cheveux grisonnants. Léon fût agréablement surpris mais ne pouvait en aucun cas s’offusquer. Il ne l’avait pas mise en laisse et par conséquent, elle était libre de faire ce qu’elle voulait. Devant la verge d’un bel homme, de surcroît dans un endroit si particuliers, cela ne pouvait pas laisser place à des propos du genre :

  • Non, désolé, pas ce soir, j’ai piscine demain matin.

Léon demande à la préposée aux tâches administratives s’il peut abuser d’elle une seconde fois.

  • Non, jamais deux fois avec les mêmes personnes dans une soirée.

La douche fût froide mais pas au point de nuire à sa libido. Il reste voyeur de ce film qui se déroule devant lui, l’attente de la secrétaire et la prise en levrette de Géraldine. Un dominateur très viril, recouvert de lanières de cuir façon gladiateur, pose son fouet et va chercher la secrétaire. Sans préliminaire, il lui dicte une levrette endiablée, qu’elle prend dans son vagin en version sténographiée. Léon tente une seconde approche et la brune décoiffée de plaisir se laisse aller à le prendre en bouche. L’homme derrière elle ne se satisfaisant pas d’une normalité, même en levrette, pose quelques gouttes de lubrifiant sur son préservatif et s’engage dans l’orifice le plus serré. Elle est tétanisée de plaisir et se concentre sur son ventre pour que tout se passe sans incident. Léon se glisse alors en dessous d’elle entre ses quatre membres et met latex son sexe  dans son vagin, abandonné par l’autre membre qu’il sent aller et venir dans le fourreau parallèle. Il ne faut que quelques instants pour qu’ils jouissent tous ensemble.

La secrétaire reprend ses esprits, réajuste sa tenue et, avant de reprendre sa place dans le salon, avoue à l’assemblée qu’elle vient de vivre intensément sa première double pénétration.

Conseil : Revoir le film « La secrétaire ».