Si vous caressez l’envie d’une merveilleuse pâtisserie je vous conseille vivement la forêt noire.
Elle est déjà au regard une invitation à la gourmandise.
Moulée dans un fourreau de copeaux chocolatés, caressant sous ce lit cacaotée une blanche crème, dense et ferme.
Rehaussée d’une cerise sur son gâteau, brillante et pourpre, luisante et sucrée, peut-être est-ce elle qui fera en premier lieu votre plaisir. Faites-la tourner sous votre langue, aspirez ses promesses et vous puiserez en retour une incroyable satisfaction. Et si vous la placez entre le pouce et l’index, admirez, respirez puis savourez. L’extase est proche.
Alliance onctueuse, mélange idéal, vos papilles n’en sont qu’aux prémisses d’un doux voyage. Sous la langue la crème, sous les dents le croquant finement léger du chocolat, s’engouffre alors puissamment et généreusement une génoise, se plaquant de façon indécente et généreuse contre votre palais tout entier.
Vous l’avez d’abord senti, vous le goûtez à présent, le parfum alcoolisé, suave et unique de sa liqueur au goût de cerise.
Pour apprécier pleinement la forêt noire, il faut s’en rassasier avec délectation, et pour ma part j’aime y mettre le doigt, voire plusieurs, et sans vergogne les porter à ma bouche et les lécher, encore sucrés de ma forêt noire.