Il était une fois un petit con, jeune, finement dessiné et dépourvu de poils, comme le veut la mode actuelle. Il était marié à un pieu, jeune aussi, viril et muni de bonnes bourses. Venant d’un milieu modeste voire pauvre, le petit con avait succombé au bel homme aux cheveux à la couleur du blé et plein d’oseille.

Les premières années de leur union furent sans encombre, classiques, aux limites de l’ennui. Les rendez-vous dominicaux avec le vieux con flétri et le pénis mou sont devenus pénibles du jour où ce dernier commençait à poser ses mains sur le petit con, soi-disant involontairement. Ceci aurait du alerter le petit con sur l’adage qui dit : « Les chiens galeux ne font pas de gentils matous ».

Fin mars 2020, ordre est donné à tous les petits cons et les verges de rester à domicile. Mi-avril, le petit confinement devient grand et oppressant. Le pieu ne se satisfait plus de visiter les entrailles du petit con version MMS hebdomadaire (Mardi – Mercredi – Samedi pour ceux qui n’auraient pas compris). Le rythme est passé subitement en mode journalier MMS (Matin Midi et Soir pour ceux qui n’auraient toujours pas adhéré à mon style littéraire loufoque). Quand on a la trentaine, les pratiques sexuelles rapprochées dans le temps sont tout à fait normales, de surcroît avec une promiscuité obligée dans un petit appartement urbain. Les actes se ressemblent avec un changement de position de temps en temps. Il y a bien longtemps que le missionnaire est cantonné à la caserne au garde à vous. Les séances se font de plus en plus violentes et forcées, même quand le petit con verse des larmes de sang.

L’étape suivante survint à la fin du premier mois de confinement. Le pieu a légèrement calmé ses ardeurs le jour mais à décidé de revenir plus fort la nuit, toujours en version MMS (Même au Milieu du Sommeil). Le petit con se réveille à peine, jusqu’à un moment ou celui-ci reçoit une gifle. Le retour à la réalité est violent, sailli comme une jument. Aucun son ne peut sortir de sa bouche, car le pieu l’étrangle de ses grosses mains, motivation personnelle pour éjecter sa semence. Le petit con prendra à nouveau sa position de fétus, laissant le pieu devenu diable s’endormir sur le dos et expulser tout son être répugnant par de grands ronflements. Le lendemain, la maman appelle le petit con et lui demande si il va bien. Le petit con fin ment.

La nuit est tombée sur la ville. Le petit con ne trouve pas le sommeil mais est quand même au lit depuis longtemps, s’échappant de son conjoint, préférant la compagnie du vide au bide de sa compagnie. A deux heures du matin, la place est toujours vacante. elle se lève doucement et entre-baille la porte de la chambre qui donne sur le salon. Elle distingue le pieu devant son ordinateur. Afin de voir ce qu’il visionne, elle saisit une chaise pour prendre de la hauteur. Le spectacle est affligeant. De jeunes femmes se font administrer des coups de fouets, fist-fucking et autres pratiques qui semblent douloureuses dans un univers très sombre. Une mise en scène savamment orchestrée par des pro du porno, ce qui rend l’ensemble très réaliste. Le petit con en perd l’équilibre. Le pieu se retourne tout en refermant l’écran de son ordinateur portable. Furieux de s’être fait prendre comme un adolescent, il se dirige vers la chambre, pousse violemment la porte et fait tomber le petit con qui se trouvait derrière.

La suite, je ne la raconterais pas. Un jour, en photographiant cette pomme (et oui, ceci n’est qu’un fruit non défendu), cela m’a donné l’idée d’écrire une histoire sur cette partie douce et charnelle de la femme. Cette partie du corps a qui on a donné des centaines de noms et entre-autre le plus connu : Le con. Malheureusement, en ces heures de confinement, beaucoup de femmes souffrent de la tyrannie de leur conjoint. Donc, ce texte qui devait être au départ un peu léger est devenu sombre. Le confinement n’excuse pas tout et encore moins les violences conjugales. Messieurs, sachez contenir vos pulsions sexuelles et traitez vos femmes comme elles le méritent : Des reines.